Photography by Various COUNTERCULTURE / mai 2014

LES COCKETTES: QUAND LES DRAG QUEENS FLIRTENT AVEC LE PSYCHEDELISME HIPPIE

Photographie par divers photographes
Text de Sophie Pinchetti

Lorsque la philosophie hippie se frotta au monde des drags queens, le tout sous LSD, la rencontre fut explosive ! Crée en 1969, Le collectif des Cockettes était une troupe de théâtre et une communauté d’artistes qui vivaient sous le même toit. Transgressant continuellement les genres et les tabous sociaux, les Cockettes étaient des révolutionnaires du sexe, des rêveurs libres. Leur style flamboyant était une façon d’exprimer leur existence comme si c’était un art. Préparez vous à écouter l’histoire d’une révolution sexuelle sous acide !

Incarnation parfaite de la fantaisie et de l’esprit rebelle de la cote ouest américaine, c’est à San Francisco dans les années 60, que les Cockettes se firent un nom dans la scène artistique. Composés de dix jeunes hommes, trois femmes et un enfant, les premiers membres des Cockettes furent: Hibiscus, Scrumbly Koldewyn, Dusty Dawn, Fayette Hauser, Rumi Missabu et Wally. La non exclusivité du groupe était un de leurs éléments fondateurs. Tout le monde avait la possibilité de devenir un Cockettes.

 

Hibiscus lives: Stills from The Cockettes (2002) A documentary film by David Weissman & Bill Webers.

Portraits d’Hibiscus à San Francisco: Extraits du film documentaire The Cockettes (2002) de David Weissman & Bill Webers. À droite: Hibiscus danse dans un style rappelant la célèbre danseuse Isadora Duncan.

 

L’HISTOIRE COMMENCE AVEC HIBISCUS

 

C’est avec le flamboyant Hibiscus, que l’histoire des Cockettes commence. Vous l’avez sans doute déjà vu sans même le savoir. Hibiscus aussi connu sous le nom de George Edgerly Harris III, fut immortalisé dans une photo iconique de Bernie Boston intitulée « Flower Power ». On y voit Hibiscus mettre une fleur dans le pistolet d’un soldat à une manifestation contre la guerre du Vietnam.

« Il arrivait à créer la magie à partir de n’importe quoi » dit Pam Tent, aussi connue sous le nom de Sweet Pam pour avoir écrit Midnight at the Palace: My Life as a Fabulous Cockette (2004), le premier livre sur l’histoire du groupe.

« Il sortait du placard habillé avec tout le placard » dit Nicky Nichols, un membre des Cockettes. « Il ressemblait à Jésus Christ avec du rouge à lèvre » affirme la Cockette Reggie.

« Il ressemblait au joueur de flute de Hamelin (un personnage des contes des frères Grimm), c’était un visionnaire, il avait vraiment une façon unique de mélanger des vieux kimonos avec des robes de chambres usées, des dentelles, des paillettes et des fleurs fanées » dit le cinéaste David Weissman, le codirecteur du seul documentaire jamais fait sur les Cockettes.

 

'Flower Power', October 21, 1967. Photographed by Bernie Boston. In this iconic photograph, George Edgerly Harris III, Jr. places a flower into a soldier's gun during a march to the Pentagon at an anti-Vietnam war protest.

‘Flower Power’, Octobre 21, 1967. Photo de Bernie Boston. Le jeune homme qui met des fleurs dans les canons des fusils de militaires casqués serait George Edgerly Harris III, Jr. (devenu par la suite Hibiscus). Cette photo mythique fut prise durant une manifestation à Washington contre la guerre du Vietnam.

 

C’est en arrivant à San Francisco que Harris entreprit de devenir Hibiscus. À son arrivée, il s’installa à Kaliflower, une communauté, inspirée par les écrits d’un utopiste socialiste américain du nom de John Humphrey Noyes. Les communautés étaient très à la mode à l’époque, la baie en comptait plus de 300. On pensait alors que c’était un mode de vie alternatif viable. Les communautés essayaient de mettre en oeuvre une vision utopienne de la vie, souhaitaient rester hors du système, aussi loin que possible de l’économie de l’argent.

Rapidement, Hibiscus se rendit compte que la communauté de de Kaliflower était beaucoup trop rigide pour quelqu’un comme lui. Quelqu’un dont la façon de danser ressemblait au style de la danseuse Isadora Duncan, quelqu’un qui aimait porter des fruits dans son turban. Hibiscus quitta donc la communauté et rejoint une maison d’artistes, maison qui deviendra grâce à lui, la maison des Cockettes. Il fut le catalyseur du groupe, il mit à profit le sens inné des habitants de la maison pour la performance et la fantaisie. Il se mit à encourager tout le monde à danser en publique et à se sentir libre.

 

Hibiscus dancing with baby at Earthfare, Golden Gate Park, SF  April 20, 1969  sheet 278  frame 8

Hibiscus danse avec un bébé à Golden Gate Park, San Francisco, Avril 20, 1969. Photo de Robert Altman

 

LES ENFANTS DU SUMMER OF LOVE ‘67

 

Le collectif est né dans le foyer d’expérimentation qu’était la fin des années 60. C’était une époque turbulente, où les idées radicales, les rêves d’utopie et la « youth » culture étaient grandissants. Ces ingrédients donnèrent lieu à de grandes manifestations, à une montée de l’activisme politique et environnemental, à une véritable contre culture (et à son propre syndicat de la presse underground), ainsi qu’à un tas de mouvements et d’idées qui façonnent encore le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui. Les artistes cherchaient à dissoudre les frontières entre l’art et la vie, en construisant des communautés et des villes, qui se voulaient être des œuvres d’art habitables comme la très connue « Drop city » dans le Colorado du sud.

San Francisco était l’enfant sauvage de cette révolte. Attirant les plus radicaux du pays et les freaks les plus colorés, ainsi que les artistes et les écrivains, la baie fut le lieu propice à l’encrage de la communauté alternative internationale. Celle ci fut pionnière de la vie en groupes et en communautés, de la révolution sexuelle et d’une vision très psychédélique de la paix.

Situé sur Haight Ashbury dans une vielle maison victorienne, la maison des Cockettes était une maison où la fête était perpétuelle. Elle était toujours remplie de divas hippies. « C’était notre famille » dit Fayette Hauser, une des premières Cockettes. « Je pensais sincèrement que nous étions les personnes les plus belles, les plus artistiques et créatives de la ville » dit-elle.

 

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À l’intérieur de la maison des Cockettes, Oak Street, San Francisco, 1971. Photo de Bud Lee

 

LES DRAG QUEENS HIPPIES MONTENT SUR SCENE

 

Pendant l’hiver 1969, les Cockettes firent leur début au théâtre. Plusieurs fois dans le mois se tenait le « Nocturnal Dream show », une séance de cinéma diffusant des films expérimentaux au Theatre Palace. C’est pendant l’entracte, que subitement les Cockettes sautèrent spontanément tous ensemble sur la scène, donnant à moitié nu, une performance bordélique et joyeuse qui devint légendaire. Gays, hippies et psychédéliques, les Cockettes se déchainaient devant le public en mettant en avant leurs sexes plein de paillettes. Les Cockettes devinrent alors célèbres dans la scène contre culturelle. Ils avaient réussi à capturer l’imagination et l’impulsion révolutionnaire de leur génération.

 

The Cockettes during Luminous Procuress (1972)

Les Cockettes pendant le tournage du film de Steven Arnold, Luminous Procuress (1971). Couleur, son, 74mins, 35mm.

Kaliflower The Interncommunal [free] Newspaper, a publication of the free print shop Vol. 1, No. 38 (January 8, 1970) Cover

Kaliflower The Intercommunal [free] Newspaper, une publication du free print shop Vol. 1, No. 38 (January 8, 1970) avec les Cockettes en couverture.

LES GENS DISAIENT…

« Le spectacle drag le plus déchainé du monde »
– Herb Caen/SF Chronicle

« C’était un peu comme aller à une réunion des anciens du lycée dans un hôpital psychiatrique »
– John Waters

« Quand tu descends ta rue et que tu vois quelqu’un assis dans une flaque de boue et qu’on t’invite à sauter dedans, tu sais qu’il s’agit d’un Cockette »
– Organ Magazine

« C’est le truc le plus extravagant dont j’ai été témoin »
– Truman Capote

Acclamés par une large audience qui était transportée par leur vision transcendante de la sexualité, les Cockettes devinrent populaires sur la cote ouest. Madame Butterfly, Les Ghouls, et Journey to the Center of Uranus, (dont l’icone drag Divine faisait partie) étaient les numéros phares de leur extravagante comédie musicale. Pendant 2 ans, les Cockettes eurent l’impression de vivre un rêve. Ce fut court mais prolifique. « À cette époque, on pensait que ca allait être notre lifestyle pour toujours” dit Rumi Missabu.

En 1972, leurs jours de gloire étaient déjà sur le déclin. Leur début à New York fut désastreux. Et pourtant, ils avaient réussi à faire déplacer Andy Warhol et l’illustre rédactrice de mode Diana Vreeland. Mais les disputes autour de la drogue et l’argent étaient sur le point de détruire le groupe. C’est en Juillet 1972, que les Cockettes se séparèrent. Malheureusement, à la fin des années 80, la plupart des Cockettes avaient le sida. Hisbiscus fut le premier du groupe à quitter ce monde.

 

An early Seventies poster for the Midnight Films

Un poster du début des années 70 pour les Midnight Films

The Cockettes (2002) Un film documentaire de Bill Weber et David Weissman, 100 mins. Pour voir le film en entier, visitez www.thecockettes.com

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Cockette Wally, 1971. Photo de Clay Geerdes

 

HIGH DRAG: LE STYLE SOUS ACIDE

 

Les Cockettes donnèrent naissance à une nouvelle vision du style drag-queen: « Le high drag » dit Fayette. «Au lieu de m’habiller en drag, je m’habillais plutôt comme un dieu. On s’amusait à créer des figures mythiques » raconta Hibiscus dans une interview en 1980. Les fringues étaient une sorte de porte d’entrée vers ce nouveau royaume de subversions et de fantaisies. Les tenues étaient art, le corps était un canevas, et chaque trottoir était une scène. « On communiquait à travers l’accoutrement drag » affirme Fayette Hauser.

 

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Les Cockettes photographiés par Mary Ellen Mark pour le journal Paris Match. Publié en 1971.

 

Leur look avait un coté mystique et opulent, qui était tout droit sorti d’une boutique de seconde main, ce qui à l’époque, coûtait trois fois rien. Le style des Cockettes était un mélange de différentes références : du glamour des années 20 et 30, mêlé à un style gypsy cosmique, mixé à un style tribal africain et à un nombre infini de couches de tissus , de couleurs, de formes et de textures. Il s’agissait de bricolage, avec des paillettes, du tulle, de la fourrure, des chiffons, des guirlandes, des strass, du papier crêpé, des plumes fluorescentes etc. Ils se badigeonnaient le corps de paillettes et en exhibaient certaines parties, comme leurs pénis et leurs poitrines. Le mot clé : la liberté !

Chantant et dansant sous une dose généreuse de LSD, les tenues et le maquillage des Cockettes étaient aussi assemblés sous une vision sous acide. Les influences des Cockettes n’étaient autres que The Living Theater, les films de Jack Smith et la maison du ridicule de John Vaccaro. (« Play House of the Ridiculous »)

 

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The Cockettes habillés en geishas psychédéliques dans leur spectacle « Pearls Over Shanghai », San Francisco, 1972. À gauche: Scrumbly. À droite: Dusty Dawn et Wally. Photo de Clay Geerdes.

 

LA REVOLUTION SEXUELLE ET L’ESPRIT FREE LOVE

 

Expérimentations sexuelles et amours libres faisaient partie du style de vie des Cockettes. La plupart étaient bisexuels et croyaient au poly-amour. Ils avaient des relations avec presque tous ceux qui pénétraient dans leur maison. Il semble plutôt logique que lorsqu’on aspire à être une créature divine, on n’accepte aucune idée conventionnelle sur l’orientation sexuelle ou l’identité ! Dans le monde des Cockettes, savoir être nu, était tout aussi important que savoir être habillé de façon fabuleuse.

À travers leur art, les Cockettes effaçaient les frontières entre le féminin et le masculin, ils encourageaient les hommes et les femmes à célébrer leurs corps, à en adopter une nouvelle vision beaucoup plus libérée. Ils encourageaient le mouvement de libération gay à s’afficher de façon totalement publique, bref ils revendiquaient le droit de dire merde aux conventions liées aux genres, le droit d’être post-genre. « Les Cockettes m’ont permis de voir le mouvement drag d’une façon que je n’avais jamais envisagée avant. Ils m’ont permis de voir le « drag » comme un médium subversif et révolutionnaire » dit Weissman, le codirecteur du documentaire sur les Cockettes.

 

The Cockettes- breakfast at the Bush Street house June 1970. Photographed by Robert Altman

Petit déjeuner avec les Cockettes, Bush Street house, Juin 1970, San Francisco. Photo de Robert Altman.

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À gauche: The Allegory of Venus, 1970. Photo de Blair Paltridge. John Rothermel, Sandy, Aaron, Rumi, Toby, Kreemah Ritz et Johnny posant comme  un tableau vivant, recréant la peinture « Allégorie avec Venus et Cupidon » par Agnolo Bronzino, peint c. 1546. À droite: Les Cockettes nus sur le tramway de San Francisco, 1967. Photo de Gene Anthony

 

ILS ONT LAISSÉ DES TRACES

 

Bien que le collectif les Cockettes fut éphémère, leur créativité, elle, inspire encore aujourd’hui. Les Cockettes parlaient d’une renaissance, ils défiaient les codes conventionnels de la sexualité et les notions de genre et d’identité.

Entre 1969 et 1972, ils réussirent à matérialiser à travers leur performance un univers parallèle. Un univers fait d’un mélange de subversions et d’une vision unique qui mêlait psychédélisme et glamour.

Le style des Cockettes ne sera pas passé inaperçu. Depuis le documentaire sorti en 2002 de David Weissman et Bill Weber « The Cockettes », on observe un regain d’intérêt pour le collectif. Des designers de mode comme Marc Jacobs et John Galliano créditent les Cockettes comme source d’inspiration pour certaines de leurs collections. En 2006, le Vogue Italie, a rendu hommage aux Cockettes dans un édito intitulé « the Couturettes ». Un revival d’une de leurs comédies musicales « Pearls Over Shangai » se produit sur les planches de San Francisco. Ce n’est pas le premier revival d’une de leurs comédies musicales. « Tinsel tarts in a hot coma » a joué l’année dernière. Les deux comédies musicales revisitées ont été conçu par la Cockettes Rumi Missabu (aussi connu sous le nom de James Bartlett), celle ci a réuni certains membres des Cockettes originaux ainsi qu’une compagnie de théâtre contemporaine « The Thrillpeddlers » lors du festival annuel « Theatre of the ridiculous revival ».

« Libre règne à l’imagination! Les idées sont la nouvelle devise! Révolutionne ta réalité! »Voici quelques devises des Cockettes. « La démence devient la réalité, la fantaisie devient la vérité » écrit le journal underground « Village Voice » à propos des Cockettes.

L’esprit des Cockettes n’est pas mort. Il y a un petit quelque chose de leur esprit dans chaque outsider ou freak d’aujourd’hui. Les Cockettes ont laissé une forme d’héritage qui continue d’être incarnée dans chaque personne à l’esprit et à l’imagination libre, dans chaque humain « who lets their freak flag fly high » comme dirait Rumi. – AMEN.

 

➜ http://cockettes.com

http://www.davidweissmanfilms.com/francais/

http://www.altmanphoto.com

➜ http://fayettehauser.com

Un revival de PEARLS OVER SHANGHAI a lieu jusqu’au 28 Juin 2014 au Hypnodrome Theater, San Francisco.

 

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John Flowers se relaxe à la maison des Cockettes, San Francisco, 1971. Photo de Bud Lee.

The Cockettes by Clay Geerdes

Les Cockettes devant l’entrée de leur maison victorienne sur Haight Street, San Francisco, 1971. Photo de Mary Ellen Mark pour le journal Paris Match.

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L’unique publication créée par les Cockettes : c’était leur version d’un livre de « paper doll ». Les Cockettes Scrumbly, Wally, Pristine Condition, John Flowers, Link, Golden Glitters, John Rothermel et Sweet Pam posent en tant que mannequins pour les photos de la publication. Mise en page et design par John Flowers. Photo de Clay Geerdes. Publié en 1971.

Excerpt from a unique book published by The Cockettes, San Francisco, USA. 1971.

Extrait du « paper doll book » crée par les Cockettes. Publié en 1971, San Francisco.

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Extrait du « paper doll book » crée par les Cockettes. Publié en 1971, San Francisco.

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La Cockette Wally, New York, 1971. Photo de Leee Black Childers.

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Extrait du « paper doll book » crée par les Cockettes. Publié en 1971, San Francisco.

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La Cockette Fayette Hauser, dans son accoutrement de bohémienne cosmique, San Francisco, 1972. Photo de Roger Arvid Anderson

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Extrait du « paper doll book » crée par les Cockettes. Publié en 1971, San Francisco.

Rumi in Pearls Over Shanghai, one of the Cockette's performances.

La Cockette Rumi Missabu dans le spectacle « Pearls Over Shanghai », Ross Alley, San Francisco Chinatown, 1970. Photo de David Wise

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Scrumbly Koldewyn, habillé en Indien d’Amérique. Dans les coulisses du Palace Theater, San Francisco.

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Les Cockettes Scrumbly Koldewyn et Pristine Condition photographiés pour le livre « Native Funk and Flash » par Alexandra Jacopetti Hart. Publié en 1974.

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Scrumbly Koldewyn avec une coiffe de raisins, dans le jardin de la maison des Cockettes, Oak Street, San Francisco, c.1971.

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Sweet Pam, John Rothermel et Pristine Condition dans une petite rue du Mission district, San Francisco, 1971. Photo de Clay Geerdes.

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À gauche: Divine et les Cockettes. À droite: Fayette Hauser, John Flowers et John Rothermel dans une petite rue du Mission district, San Francisco, 1971. Photo de Clay Geerdes pendant le shooting photo pour le « paper doll book », une publication créée par les Cockettes, publiée en 1971.

The Other_Home of Subcultures and Style Documentary_The Cockettes_San Francisco_Wally by Fayette Hauser

Wally à la maison des Cockettes à Oak Street, San Francisco, 1971. Photo de Fayette Hauser. “Wally passait des heures à confectionner son look « high drag » avec plein de plumes et de paillettes. Tout était extrêmement coloré. Ensuite il sortait pour se faire un trip, se balader en ville et répandre l’Amour. Il revenait à la maison quelques jours plus tard, avec son look quelque peu défraîchi » dit la Cockette Fayette Hauser.

Scrumbly and Link in the Field of Lavender – 1971. Photographed by Semaphore

Scrumbly et Link dans le champ de lavande – 1971. Photo de Fayette Hauser. “Scrumbly et Link étaient notre duo créatif, des magiciens. Scrumbly écrivait la musique et Link écrivait les paroles ainsi que les scénarios de nos spectacles. On a commencé par chanter de vieilles chansons des spectacles de Broadway et Hollywood mais très vite on a commencé à présenter nos propres comédies musicales » dit Fayette.

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Pristine Condition, Marshall Olds, Cockette Bobby, Danny Isley et Link Martin dans le champ de lavande – 1971. Photo de Fayette Hauser. “Le Château sur Oak Street [la maison des Cockettes à San Francisco] avait un jardin avec de la lavande sauvage. Je nous imaginais en train de fleurir dans un paysage mystique, plein de couleurs et de magie. Le paysage mystique qui éveilla nos rêves était San Francisco » dit la Cockette Fayette Hauser.

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